dimanche 29 avril 2012
CADWALLON - Les Minimes : les Allumeurs de Lune et la Patrouille aéroportée
mercredi 25 avril 2012
CADWALLON - Les Minimes : l'Impasse
mercredi 18 avril 2012
CADWALLON - FunnyLand : un article sur le Toymaker
Hier dans l’après midi, cinq ligues franches ont donné l’assaut au « Nid », la boutique de jouets où semble s’être retranché le Toymaker.
lundi 16 avril 2012
CADWALLON : les O'Dong Dong
Les scribes accroupis de Zukhoi racontent que ce sont des raz-de-marée à répétition qui ont submergé les plages et chassé le peuple O'Dong Dong de leur chapelet d'îles. Mais si l'on demande à ces parias du peuple gobelin, ce sont des histoires de razzias et de persécutions qu'ils vous content. Dans les croyances des O'Dong Dong, la terre n'appartient à personne, aussi abandonnèrent-ils, généralement sans résistance et à plusieurs reprises, leurs terres aux autres gobelins plus belliqueux. Le peuple de Rat s'est toujours moqué de ces cousins, pêcheurs incultes et animistes, aux joues empreintes d'un soleil de poudre de riz. Le vent annonciateur du Ragnarok aurait-il soufflé sur des braises, toujours est-il que les histoires drôles à leur sujet se sont muées en sentiment mêlé de haine et de honte, et c'est un génocide qui fut la chute tragique de la plaisanterie, il y a une soixantaine d'années...
Déracinés les O'Dong Dong furent ballottés par les houles, constellation de barques tristes et de villages flottants. Leur roi, symbole vivant de leur peuple, se perdit pendant une tempête et certains le cherchent encore... Beaucoup s'échouèrent dans les ports, et refusèrent obstinément de remettre pied à terre. Qu'est ce que les sédentaires avaient donc à leur apporter, à eux à qui ils avaient tout pris.
mercredi 11 avril 2012
CADWALLON : le cirque du Malheur
Un petit poème sur le cirque du Malheur qui exerce ses talents dans le Rempart.
Et le cracheur de feu comme un clochard céleste
D’un souffle alcoolisé fait voler les poissons
Tendus comme baudruche, brillants comme lampions
Avant de rengainer sa flasque dans sa veste
Irma-qui-n’a-pas-d’os s’enroule comme une écoute
Autour du mât d’un boutre, où chantent les pêcheurs
Ivres de mauvais vin. Poissonniers en déroute
Contemplent l’invasion d’une horde de noceurs…
Dans la gueule du requin le dompteur met sa tête
écartant ses mâchoires froides et mortes à l’étal
Quelques jongleurs manchots jouent avec des ablettes
Des clowns noirs et puants se poussent au canal
Le cirque du Malheur, tous mendiants et artistes
Vilains et grands farceurs, un jour à la criée
Lancent en l’air leurs perruques, hurlent et crient « En piste !»
Passant, jette-leur donc quelques sous pour changer…
dimanche 8 avril 2012
CADWALLON : des métiers des rues en vrac
J'avais prévu d'inventer des personnages ayant les professions ci-dessous.
Je poste toute cette liste pour m'en souvenir (si jamais un jour, je reprends ce boulot d'écriture) et pour permettre à un MJ en mal d'inspiration de pouvoir piocher afin de créer un PNJ "sur le pouce".
Bonimenteur
Changeur de vitre (façon Charlie Chaplin)
Sabouleux
Le chasse coquin, employé chargé de chasser les pauvres et les mendiants
Étudiants
Aboyeur
Arracheur de dent
Joueur avec orgue de barbarie et singe
Missionnaire
Franc coureur
Homme sandwich
Falot raccompagne les personnes a la lueur d’une lanterne
Marin en goguette
Ramoneur
Carrier placeur de pavé
L’iriduniculteur élève des sangsues pour les médecins…
Décrotteur qui enlève la boue des rues et des souliers
mercredi 4 avril 2012
CADWALLON : des évangélistes et des prédicateurs
Mais tout ceci n’aura qu’un temps. Vorec le Gris, missionnaire de l’église du Sincère Repentir, a décidé de mettre un terme à la fuite de ses fidèles et de son public vers une église idolâtre. Conscient de l’importance du colosse dans la démonstration religieuse et théâtrale de Théome, il a décidé d’embaucher des assassins pour le faire disparaître. Ce qui complique encore la situation c’est que la ligue du neuf de Safre, appelée aussi ligue des Frères ennemis, qui s’enorgueillit d’avoir en son sein un membre de chaque peuple, est bien décidée à retrouver son sessair. Ce dernier aurait déserté ses frères d’armes à la suite d’une mission dont la violence aurait été dans son esprit comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
La sœur Gorky est une figure locale. Orquesse convertie à Merin, elle trimbale sa carcasse massive aux quatre coins du quartier, vêtue comme une sœur à cornette, et balançant des sentences tirées tout droit des saintes écritures avec la délicatesse d’un razorback à vapeur. Les gens ont pris l’habitude de lui donner l’obole. Certains se confessent même, dans l’angle d’une porte cochère, moitié pour rire, moitié hypnotisés par ses yeux comme des soucoupes et qui semblent jeter alentours des éclairs furibonds, toujours prêts à foudroyer le pêché et ses sbires.
Au soir, Gorky se retire dans son logement miteux, retire sa soutane et ses faux seins puis s’envoie une triple dose de Kar Noz et écoute sa grosse paluche crisser contre les poils rêches de son crâne rasé. Après c’est tout un calcul. Quelle information vendre, à qui, quelle part du pécule reverser au Temple, pour sa bienveillance amusée, et surtout quelle part pour ces poudres syhares, ce poison merveilleux, ce feu qu’on s’injecte dans les veines, cette bête immonde toujours perchée sur vos épaules et qui vous ronge la cervelle et vous martèle et puis qui finit par vous étrangler.