mardi 10 juillet 2012
LAELITH : le Silence des Cuistots
mercredi 20 juin 2012
EXIL : le Balcon de Théodule
dimanche 17 juin 2012
EXIL : Robur et Tartignole, restaurateurs insaisissables, et corsaires de la tartine rissolée
Hum, aurais-je omis de mentionner que Tartignole est un fureuil ?
Robur n'est pas peu fier de son compagnon kargalien, aussi n'hésite-t-il pas à clamer: « Satisfait ou remboursé !! » Et, croyez moi si vous le voulez, on se fait très rarement rembourser.
Cet animal cuisinier n'est pas au goût de SANITATION, mais Robur est rusé, et à peine sent-il l'ombre de la queue du quart d'un problème, qu'il décolle et disparaît au milieu des poutrelles et des tuyères.
lundi 11 juin 2012
EXIL : la Popotière
jeudi 10 mai 2012
CADWALLON - Les Minimes : L’Oenotilustre
lundi 7 mai 2012
CADWALLON - Les Minimes : Hôtellerie Commode
lundi 20 février 2012
Le Petit Cadwë : le Faubourg Rubis et la famille Salisium à Bourghieron
Le Faubourg Rubis est un grand ensemble d’appartements, censé être un des joyaux urbains de l’Avenue du Progrès Partagé. Lors de son inauguration, certaines familles aisées s’y pressaient en visite, entre les portiques en fleurs et les colonnades de marbre.
Aujourd’hui les colonnes gisent brisées sur le sol et la chaussée défoncée se soulève sous des jaillissements végétaux, des gerbes de graminées en corolle, des touffes de feuillages grimpants qui escaladent les piliers dans une étreinte en spirale. Les façades, elles aussi, abritent dans leurs fissures de longues fleurs charnues aux pétales de cire. La vie animale aussi a repris ses droits. Des familles de salamandres occupent les bassins et de grands oiseaux de mer nichent au creux des cheminées.
Pourtant dans ces grandes bâtisses obscures et ces cages d’escaliers flottent encore des parfums de cire et des odeurs de beignets. Squatté ou loué pour pas grand-chose, un logement sur trois est encore occupé. Communautés autonomes et vieillissantes, jeunes débutants dans la vie, tout un microcosme se côtoie et s’entremêle, sous des balcons envahis de draperies végétales, bercé par le va et vient d’araignées dentellières.
La famille Salisium est de ces gens. Logés dans le local technique d’où l’on devait entretenir le petit lac artificiel au centre de la propriété, les gobelins font tourner leur petite entreprise de restauration. Même si leur cuisine n’a rien d’exceptionnel, monter sur leur radeau, et dîner au fil de l’eau, donner la béquée aux ragondins, sur un itinéraire balisé de lampions flottants, a de quoi laisser des souvenirs. Bien sûr, il y a les moustiques, l’embarcation qui tangue, et l’on en repart parfois les pieds ou les fesses mouillées, mais quand on a zigzagué entre les joncs et les échassiers, en charmante compagnie, escorté par une nuée de lucioles, tout cela est vite oublié.
dimanche 5 février 2012
La Caducée aux lentilles
Ce petit restaurant ne se distingue ni par son décorum, ni par la qualité de sa cuisine. Mais si vous vous y présentez et que vous n’avez aucun diplôme de médecine, alors sachez que c’est Jeulôme, le patron lui-même qui se fera un plaisir de vous servir. Après un rapide examen médical, il vous prescrira votre menu, car « à la Caducée, on mange selon sa santé ». Si vous n’êtes pas en condition, j’espère que vous aimez les endives braisées…
dimanche 6 septembre 2009
Bear Harbour : Rotten Smiley
Bear Harbour : la Pension Longuet
(Inspirée du dessin animé "les Triplettes de Belleville")
Cette pension de famille relativement miséreuse est tenue par la veuve Longuet, femme au grand coeur qu'un long veuvage à fini par faire ressembler à son défunt époux. Une moustache grise et rebelle ourle sa lèvre supérieure, tandis que d'énormes bésicles à double foyer finissent d'en faire une créature improbable aux globes oculaires impressionnants. Cette vieille dame industrieuse trottine du matin au soir dans la cuisine-salle à manger-hall d'accueil qui occupe le rez-de-chaussée, préparant du pain perdu au lait gris, ou tricotant des châles et des mitaines d'un mauve douteux, qu'elle vous offrira par la suite.
La bâtisse étroite et toute en hauteur gîte à bâbord, comme un navire abandonné en cale sèche, son quatrième étage appuyé contre un des piliers du téléphérique. Les ingénieurs civils n'ont pas eu le coeur de déloger la vieille dame et ils décidèrent d'attendre son décès pour raser le bâtiment. Mais le temps à beau s'acharner, Mme Longuet reste alerte, même si elle n'escalade plus les escaliers de métal qui mènent jusqu'aux chambres. Chaque étage est trop petit pour loger plus d'une alcôve, que clos une tenture. Un grand lit en occupe souvent toute la largeur, et des valises bon marchés, glissées sous le sommier, servent de range tout.
Malgré le bruit, l'exiguïté et les soubresauts de la bâtisse à chaque passage d'une rame, l'ambiance y est joyeuse et familiale, autour de la "grande" table du "salon". On y dévore les journaux de la veille, apportés par un généreux voisin. On s'y dispute en longues parties Tric Trac, on y refait le monde entre petites gens et pour peu que la bière des cluricaunes leur donne de l’élan, on écoute Mme Longuet et ses deux jumelles, juchés sur une table, interpréter leurs plus anciens succès, du temps où elles étaient starlettes, des stars de cabaret. Puis, entre le passage du 19h30 et celui du 20h10, tout le monde regagne sa couche et tache de s'endormir, la tête sous le traversin.