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mercredi 4 juillet 2012

CADWALLON - Apocalypse World

Deux "PLAYBOOK" de plus : le disciple d'Achéron et le Libre Entrepreneur (le pirate). qui vient ouvrir la liste des métiers

       La Lanyfh
       Le Ninja
       Le Clone

dimanche 1 juillet 2012

CADWALLON - Apocalypse World

Cadwallon est une ville qui nous a tellement plu qu'on y revient souvent. On y a joué avec de nombreux et divers systèmes dont Apocalypse World.
Voici nos "PLAYBOOK" qui adaptent plusieurs races d'Aarklash. Chaque fois qu'on en rouvre un, on rigole un coup (en particulier en lisant les manœuvres amoureuses) et on a envie d'en refaire d'autres...

       La Lanyfh
       Le Ninja
       Le Clone

Nous posterons d'autres PLAYBOOK, en reprenant cette liste et en la complétant...

vendredi 25 mai 2012

CADWALLON : les cerisiers de Drakaër


Sur l’Esplanade des Cerisiers, chaque année, lorsque ces arbres, importés de No-Dan-Kar, fleurissent, des ribambelles d’étudiants viennent s’y coucher dessous.
Certains sont persuadés qu’une petite sieste à l’ombre des fleurs rouges leur porterait chance au concours, étant bien entendu qu’il vaudrait mieux pour eux d’aller suivre leurs cours. Mais la plupart y viennent pour célébrer le retour du printemps en bambochant à qui mieux mieux, courant les filles, mettant en perce des tonnelets et se goinfrant de rôtis.
Les nombreux habitants, déplorant l’image que ces scènes de débauche véhiculent, trouvent cependant vengeance lorsque arrive la saison des fruits et que les Miliciens se promènent avec une badine pour fouetter jusqu’au sang les voleurs de cerises.

lundi 21 mai 2012

CADWALLON / APOCALYPSE WORLD

On a adapté certaines races de Cadwallon à Apocalypse World. Je n'en retrouve que 3 mais j'espère bien remettre la main sur d'autres... On en avait avancé tout plein...






dimanche 13 mai 2012

Le rite du Nom des Akkyshans

À la naissance d’un enfant, un des parents s’attache a l’arbre d’encrage avec une corde dont la longueur varie selon la grandeur du destin qu’on pense pouvoir lui offrir. Ensuite il s’enfonce dans le « bois maudit  pour trouver un nom elfe ». Un bois sacré où l’on laisse prospérer des horreurs. Il va jusqu'à ce que la corde soit tendue et, avec un couteau fait exprès, il coupe quelque chose qu’on met à brûler. Les sorcières lise le nom de l’enfant dans les fumées. On lui remettra SON couteau à prénom plus tard.
Si le parent est trop en danger, il lui arrive de jeter le gosse pour distraire le prédateur : personne ne lui en veut, c’est un signe du destin, comme quoi le nouveau né ne valait pas le coup. Des fois aucun des deux ne revient, autre signe du destin…
Un bébé que son parent abandonne et qui revient seul pourrait fournir matière à une légende autour de la naissance d’un grand héros akkyshan.
À Cadwallon, des rumeurs courent comme quoi il y aurait un bois sacré dans les environs de la Hure.

jeudi 10 mai 2012

CADWALLON - Les Minimes : L’Oenotilustre


Ce bar à vin est un des orgueils du quartier des Minimes. Sous un ciel de cristal et de perles, dans un décor tout de pendeloques de verre, au sein d’aquariums étranges, ondulent  des poissons rouges et des crabes aux tailles hors normes. Dans ce décor aux échos sous marins,  démultiplié par des miroirs judicieusement placés, déambulent des serveurs racés, des sommeliers savants et un Maître Queux marqué de plusieurs cercles de la Grande Académie Culinaire de Cadwallon. Ici, certains connaisseurs viennent se délecter de crus rares que la petitesse relative des verres permet de distiller goutte après goutte. Une seule bouteille de Château Ribot peut ici durer des décennies, accompagnée de délicieuses salaisons, de chutney ou de vol au vent.
Dans le petit milieu de l’œnologie, cet établissement est souvent sujet à des violentes controverses. Pensez donc ! Un cru rare qui ne l’est plus ! Des millésimes qu’on peut servir en abondance ! Et la dernière bouteille de Verdegrain 69 que l’on y savoure depuis des lustres ! Et puis l’étrangeté du lieu : cet établissement bouleverse les échelles et chamboule les idées reçues.

lundi 7 mai 2012

CADWALLON - Les Minimes : Hôtellerie Commode


A l’hôtellerie Commode, on ne réserve pas une chambre, mais un tiroir, un tiroir bien garni d’un grand coussin moelleux, éclairé par un ver luisant en cage, un tiroir où l’on peut s’accouder, comme à un balcon, cigarette au bec, pour contempler les merveilles de l’Impasse et le va et vient des coches à rats, sous les lampions. En quelques tours de manivelle d’un mécanisme nain, tout en dents et en rouages, le compartiment de la belle commode de bois sculptée glisse silencieusement sur ses rails graissés, le tumulte du monde s’éteint, et l’on s’endort enivré d’odeur de cire et bercé par les sourdes pulsations phosphorescentes du ver.

mercredi 2 mai 2012

CADWALLON - Les Minimes : la Porte Vibrescu


La famille Vibrescu est gardienne d’un secret depuis six générations. Quand on découvrit le porche et le sortilège qui permit la naissance du Quartier des Minimes, à la faveur de la rénovation d’un bâtiment, Soline Vibrescu, immigrant achéronnien, qui possédait une maison mitoyenne vit rapidement quels avantages il pouvait en tirer. Avec un visionnaire gobelin nommé Codéine, il aida discrètement à développer le quartier, tout en réservant à sa famille un monopole des plus prometteurs.
Par une porte dissimulée dans sa demeure, Soline  se perça un accès particulier vers l’Impasse des Minimes, un accès par lequel il pouvait importer dans le quartier des objets et des denrées sans que ceux-ci soient miniaturisés. Ils devinrent, lui et son associé Codéine, les artisans de la richesse toute particulière du quartier. Et c’est grâce à lui que des établissements comme l’Oenotilustre ou l’Hôtellerie Commode virent le jour.
Les descendants de Soline sont toujours les gardiens du secret de leur ancêtre. La grande porte par laquelle pouvait passer un homme à genoux n’a pas été ouverte depuis des décennies, mais la petite porte qui débouche dans l’arrière salle de la Grande Épicerie sert de façon quotidienne pour alimenter le quartier en victuailles diverses.

dimanche 29 avril 2012

CADWALLON - Les Minimes : les Allumeurs de Lune et la Patrouille aéroportée


« Les Cynwalls ont leurs dragons, on a les nôtres. » Buzard de Clinche, ancien chevalier Strhröm.

Voltigeant sous le plafond « étoilé », parsemé de champignons luminescents, les chauves-souris de la patrouille sont un moyen très rapide de se rendre d’un point à un autre. Aux Minimes, la milice n’attend pas, et l’on prend la sécurité à cœur.
Pourtant il est une journée par semaine où la population doit veiller sur elle-même, tandis que l’obscurité grignote les rues une à une, une journée où toutes les montures et tous les miliciens sont en expédition. Ce jour-là, mettant à profit leur entraînement digne de cosmonautes, les patrouilleurs montent jusqu’à la lune. Chargés de nourriture et de chandelles de rechange, ils vont ravitailler l’Ermite, au fond de son puits de ténèbres, au cœur de l’astre de papier. Personne n’a jamais vu le visage du sélénite, il veille sur le satellite et sa flamme depuis plusieurs années, cloîtré dans une tenue ignifugée. Il n’a pas rejoint le plancher des vaches depuis 5 ans, quand le lampion avait brûlé et qu’il était descendu du ciel, harnaché d’un gadget gobelin nommé parachute, et tout escorté de cendres et d’escarbilles.

mercredi 25 avril 2012

CADWALLON - Les Minimes : l'Impasse

Ce sujet va être développé au fur et à mesure des prochains posts.


Il est, en plein cœur de Bourghiéron, un fief dans le fief. L’impasse des Minimes, car c’est d’elle qu’il s’agit, ne semble au premier abord qu’une venelle comme une autre. Elle s’ouvre comme une gueule béante, à deux pas de la place des Faux Prophètes, sous un porche sculpté aux canines d’émail. Il y règne sans fin une nuit étoilée, mais les constellations y sont toutes en désordre, côtoyant une lune en lampion dont on aperçoit les armatures de fil de fer à travers une peau de papier huilé, et tandis que le passant s’écarte pour laisser passer un chariot tiré par des rats, il s’aperçoit vite que quelque chose a changé.
Et pour cause, puisqu’en passant le porche, il a été miniaturisé.
Ici, point de dragon dans le ciel. Quelques chauves-souris, certes, dressées elles aussi. Au comptoir des tavernes, l’on peut festoyer à huit sur un grain de raisin, et à l’Oenotilustre c’est le même grand cru d’Allivie que l’on sirote goutte à goutte depuis trente ans.
C’est un lieu hors du temps, comme un village dans la ville. Certains de ses habitants se refusent d’en sortir, tout comme bon nombre de cadwës préfèreraient mourir que d’être « miniaturisés ». Ces braves citoyens ont sans doute peur de rester minuscules à jamais. Pourtant, sitôt passé le porche, la seule communication du quartier avec le reste du monde, tout revient à la normale. Enfin aussi normal que cela peut l’être, dans le fief de Bourghiéron…

mercredi 18 avril 2012

CADWALLON - FunnyLand : un article sur le Toymaker

Une présentation en forme d'article de journal...

« Vous ne pouvez pas imaginer ! Lutter contre des wolfens qui font le double de votre taille, ça fout les jetons, mais on s’habitue ! Mais là… Des peluches qui vous courent dans les jambes en imitant des pleurs d’enfants, certaines qui explosent et déchiquètent vos camarades dans une gerbe de flammes et de shrapnels… Un foutu pantin m’a arraché trois doigts ! Vous voyez, le rigolo à clochettes qui bastonnait les méchants au théâtre de marionnette du Jardin Comédien quand on était minot. C’est inoffensif un pantin, bon sang ! Puis y avait les xylophones… Ce type était un malade ! Je sais même pas si le mot type va d’ailleurs ! Un foutu automate comme tout le reste ! Si ça se trouve le vrai Toymaker court toujours ! Je revois encore sa tête sur le plancher, avec les rouages qui pendaient… « Vous allez bien vous amuser, qu’il répétait, vous allez bien vous amuser… » »

Hier dans l’après midi, cinq ligues franches ont donné l’assaut au « Nid », la boutique de jouets où semble s’être retranché le Toymaker.

lundi 16 avril 2012

CADWALLON : les O'Dong Dong

Les scribes accroupis de Zukhoi racontent que ce sont des raz-de-marée à répétition qui ont submergé les plages et chassé le peuple O'Dong Dong de leur chapelet d'îles. Mais si l'on demande à ces parias du peuple gobelin, ce sont des histoires de razzias et de persécutions qu'ils vous content. Dans les croyances des O'Dong Dong, la terre n'appartient à personne, aussi abandonnèrent-ils, généralement sans résistance et à plusieurs reprises, leurs terres aux autres gobelins plus belliqueux. Le peuple de Rat s'est toujours moqué de ces cousins, pêcheurs incultes et animistes, aux joues empreintes d'un soleil de poudre de riz. Le vent annonciateur du Ragnarok aurait-il soufflé sur des braises, toujours est-il que les histoires drôles à leur sujet se sont muées en sentiment mêlé de haine et de honte, et c'est un génocide qui fut la chute tragique de la plaisanterie, il y a une soixantaine d'années...

Déracinés les O'Dong Dong furent ballottés par les houles, constellation de barques tristes et de villages flottants. Leur roi, symbole vivant de leur peuple, se perdit pendant une tempête et certains le cherchent encore... Beaucoup s'échouèrent dans les ports, et refusèrent obstinément de remettre pied à terre. Qu'est ce que les sédentaires avaient donc à leur apporter, à eux à qui ils avaient tout pris.

mercredi 11 avril 2012

CADWALLON : le cirque du Malheur

Un petit poème sur le cirque du Malheur qui exerce ses talents dans le Rempart.


Et le cracheur de feu comme un clochard céleste

D’un souffle alcoolisé fait voler les poissons

Tendus comme baudruche, brillants comme lampions

Avant de rengainer sa flasque dans sa veste


Irma-qui-n’a-pas-d’os s’enroule comme une écoute

Autour du mât d’un boutre, où chantent les pêcheurs

Ivres de mauvais vin. Poissonniers en déroute

Contemplent l’invasion d’une horde de noceurs…


Dans la gueule du requin le dompteur met sa tête

écartant ses mâchoires froides et mortes à l’étal

Quelques jongleurs manchots jouent avec des ablettes

Des clowns noirs et puants se poussent au canal


Le cirque du Malheur, tous mendiants et artistes

Vilains et grands farceurs, un jour à la criée

Lancent en l’air leurs perruques, hurlent et crient « En piste !»

Passant, jette-leur donc quelques sous pour changer…

dimanche 8 avril 2012

CADWALLON : des métiers des rues en vrac

J'avais prévu d'inventer des personnages ayant les professions ci-dessous.

Je poste toute cette liste pour m'en souvenir (si jamais un jour, je reprends ce boulot d'écriture) et pour permettre à un MJ en mal d'inspiration de pouvoir piocher afin de créer un PNJ "sur le pouce".

Bonimenteur
Changeur de vitre (façon Charlie Chaplin)
Sabouleux
Le chasse coquin, employé chargé de chasser les pauvres et les mendiants
Étudiants
Aboyeur
Arracheur de dent
Joueur avec orgue de barbarie et singe
Missionnaire
Franc coureur
Homme sandwich
Falot raccompagne les personnes a la lueur d’une lanterne
Marin en goguette
Ramoneur
Carrier placeur de pavé
L’iriduniculteur élève des sangsues pour les médecins…
Décrotteur qui enlève la boue des rues et des souliers

mercredi 4 avril 2012

CADWALLON : des évangélistes et des prédicateurs

Théome le Chenu est depuis des années un des rares fervents d’un héros barhan, un de ces paladins de vertu, sanctifiés par l’histoire, un dénommé Issek de la Cruche, qui brisa trente chevalets de torture et finit par arracher de ses mains le sol de sa prison, pour y puiser de l’argile et modeler une cruche que ses bourreaux abreuvèrent de leur larmes une fois le héros enfin disloqué. Les prêches sans élan de Théome ne soulevaient pas la ferveur des foules, jusqu’à une période récente, un soir où il réussit à convertir un Keltois saoul comme une barrique et plus massif que la charrette du pinardier qui les transporte. Depuis à chacun des sermons du vieux prêtres c’est Issek lui-même qui apparaît et réduit en miette l’engin de torture où il est attaché. Qu’importe que le saint barhan cache un ruban de runes keltoises sous une couche de fard, son culte est en train de faire des adeptes de plus en plus influents, dopés par le sens tout particulier de la mise en scène du vieux Théome.
Mais tout ceci n’aura qu’un temps. Vorec le Gris, missionnaire de l’église du Sincère Repentir, a décidé de mettre un terme à la fuite de ses fidèles et de son public vers une église idolâtre. Conscient de l’importance du colosse dans la démonstration religieuse et théâtrale de Théome, il a décidé d’embaucher des assassins pour le faire disparaître. Ce qui complique encore la situation c’est que la ligue du neuf de Safre, appelée aussi ligue des Frères ennemis, qui s’enorgueillit d’avoir en son sein un membre de chaque peuple, est bien décidée à retrouver son sessair. Ce dernier aurait déserté ses frères d’armes à la suite d’une mission dont la violence aurait été dans son esprit comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase.


La sœur Gorky est une figure locale. Orquesse convertie à Merin, elle trimbale sa carcasse massive aux quatre coins du quartier, vêtue comme une sœur à cornette, et balançant des sentences tirées tout droit des saintes écritures avec la délicatesse d’un razorback à vapeur. Les gens ont pris l’habitude de lui donner l’obole. Certains se confessent même, dans l’angle d’une porte cochère, moitié pour rire, moitié hypnotisés par ses yeux comme des soucoupes et qui semblent jeter alentours des éclairs furibonds, toujours prêts à foudroyer le pêché et ses sbires.
Au soir, Gorky se retire dans son logement miteux, retire sa soutane et ses faux seins puis s’envoie une triple dose de Kar Noz et écoute sa grosse paluche crisser contre les poils rêches de son crâne rasé. Après c’est tout un calcul. Quelle information vendre, à qui, quelle part du pécule reverser au Temple, pour sa bienveillance amusée, et surtout quelle part pour ces poudres syhares, ce poison merveilleux, ce feu qu’on s’injecte dans les veines, cette bête immonde toujours perchée sur vos épaules et qui vous ronge la cervelle et vous martèle et puis qui finit par vous étrangler.

dimanche 1 avril 2012

Des scénarios pour Cadwallon

5 foulées de trop (PDF) est un scénario court de "Survival Horror". Ce huis clos dans une maison bourgeoise et son reflet morbide est prévu pour être joué en une soirée...

24 heures (PDF) est un scénario haletant aux quatre coins de Cadwallon : un enfant ogre a été enlevé, et après une course pour décrocher le job contre une autre ligue, vos ligueurs auront 24 heures pour le localiser et participer à une opération pour le sauver.

Aarklash Potager Massacre (PDF) se déroule au printemps dans les champs du fief du Trophée. Des dévastations mystérieuses frappent les agriculteurs de la coopérative. Les ligueurs vont devoir mettre la main à la pâte...

Dans Ne réveillez pas l'eau qui dort (PDF), les autorités, en vidant une mare immonde de le Gadouille, découvrent les cadavres de 3 jeunes filles enchainées. Les ligueurs ont appelés sur les lieux...

Pour qui sonne le Rat (PDF) est un scénario d'enquête et d'infiltration emmènera vos Ligueurs à la recherche de la Clochette du dieu Rat, volée à Giddzit le Sonneur.

(Déjà posté) Voilà une aventure rédigée par mon épouse préférée : Prisonniers des Syhars (PDF). Comme elle, elle est complètement atypique, et conduira les Ligueurs jusque dans les dunes du Syharhalna... Elle est très largement inspirée d'un roman de Serge Brussolo.
J'ai opté pour le format PDF pour la mettre à disposition sur ce site.

Une voix dans le conduit (PDF) est un scénario festif, concocté pour mes 33 ans, où après une soirée bien arrosée, les ligueurs, en allant aux toilettes, entendent la voix plaintive d'un homme qui remonte par le conduit menant aux égouts.

Vin et Ligueurs sous les Mers (PDF) est un scenario assez long, où les PJs vont naviguer et plonger dans la baie pour aller chercher un trésor alcoolisé dans une épave... si vous avez Méthanol comme contact c'est idéal.. Et puis un pari assez fou, un jeu de l'oie pour simuler une plongée sous marine...


Des aides de jeu pour Cadwallon : les Rotonaphtes

La Rotonaphte est un journal quotidien de Cadwallon. Rédigée par des gobelins enchaînés à leur pupitre, elle peut mettre un peu plus de vie dans vos parties.

Rotonaphte 00 (PDF)

Rotonaphte 01 (PDF)

Rotonaphte 02 (PDF) : Ce numéro ainsi que le n°5 vont avec le scénario "Une voix dans le conduit ".

Rotonaphte 03 (PDF) : Numéro du quotidien à la période de la clôture du carnaval de l'Affranchissement.

Rotonaphte 04 (PDF) : Un numéro qui va de concert avec le scénario " Vin et Ligueurs sous les mers ".

Rotonaphte 05 (PDF): Ce numéro ainsi que le n°2 vont avec le scénario " Une voix dans le conduit ".

Rotonaphte 06 (PDF) : Ce numéro va avec " J'aurai ta peau ", un scénario délirant de mr Pitche pour DragOOns que j'ai adapté à Cadwallon.

Rotonaphte 07 (PDF) : Ce numéro va avec " J'aurai ta peau ", le même scénario délirant de mr Pitche pour DragOOns.

Rotonaphte 08 (PDF) : Ce numéro va avec le scénario " Les Enfants Terribles " du Casus Belli n°81.

mercredi 28 mars 2012

Cadwallon : ceux qu'on croise dans la rue - 1ère partie

Voilà une serie de personnages que l'on peut croiser dans les rues Cadwëes, vivotant de petits boulots et de maigres rapines.

Des coiffeurs et des barbiers
Silimelle a grandit sous les saules, près de la Verdorée. Enfant songe, il garde de son engeance féerique une crinière intondable, rebelle à tous les traitements, comme une bête bruissante de ses milliers de crins, sans cesse en déplacement sur son crâne. Aussi à le voir pareillement hirsute, le badaud se demande souvent s’il fait bien de confier sa chevelure à un tel personnage. Et pourtant. Silimelle a appris de sa mère les mille et une façons de nouer ou tresser les cheveux, il est vif du ciseau et attentif au goût de son client. Il a, de son enfance curieuse et vagabonde, entre joncs et lagunes, ramené des baumes et des lotions, qu’il expérimentait déjà sur ses camarades avant même peut-être que vous ne naissiez. Il aime sa carriole et la drûne qui la tire, à la force de ses bras cerclés de cuivre et de runes. Elle qui a découvert l’amour et sa propre beauté le jour où Silimelle a taillé dans ses boucles et ses mèches encore toutes coagulées du sang épais des arènes.

Kiryelle joue du rasoir. Elle a appris à en abuser très tôt. Déjà quand les autres pensionnaires de l’orphelinat se moquaient de son visage marqué et de son nez tordu, elle savait zébrer leur chair rose d’un revers prestement asséné, ses doigts fins serrés autour d’une moitié de ciseaux. Puis le temps a passé. La voilà à son compte, avec sa chaise qu’elle promène au quatre coins du fief. Et ses rasoirs. Si vous vous installez entre ses bras, le cou tendu et la tête en arrière, elle vous rendra glabre en quelques mouvements d’une grâce et d’une amplitude contrôlée, avant de remiser son tranchoir d’argent dans une des poches de son gilet de cuir. On raconte que parfois elle arrondirait ses semaines en taillant à même la chair. Pour une guilde ou pour une autre. Quelques balafres de plus sont venues s’ajouter à son visage tailladé, sous les grandes mèches qui lui cachent les yeux. Ce que l’on ne dit pas c’est qu’elle économise, et qu’elle entend bien lancer un jour une meute de ligueurs aux trousses des enfants de salaud qui l’ont mise au monde et défigurée avant de l’abandonner nue et grelottante sur les marches d’un des escaliers du quartier de la Bonne Mine.

Des cireurs de chaussures :
« Barnium le gob, cireur de godasse depuis des générations, mon bon monsieur. On a tellement baigné dans le cirage et les lotions étant gosses qu’on en est tous tachetés mes frères et moi, comme des léopards du syharalna. Enfin il parait… vu qu’on n’y est jamais allés. Vous y êtes allé, vous ? Nan ? C’est des jolies bottes, monsieur, ça… Des vraies de vraies de belles. Permettez ? Ah ça, c’est un mélange, comme qui dirait un secret de famille, vous allez voir un peu le brillant et le satiné après. Y a que mes frères et moi qui utilisons ce produit miracle… Mes sœurs ? Nan, j’en ai pas monsieur… Et puis bon, c’est pas votre affaire. »
De sales bruits courent dans les milieux gobelins des Remparts, sur la famille Barnium et ses nombreux garçons. Des filles, non jamais, pourtant c’est pas faute d’enfanter, les pauvres femmes là-bas sont toujours enceintes d’une portée. Mais jamais de gamines, non. Juste ce drôle de mélange secret…

Ezreph Traum est un vétéran. Un dur de dur. Il a combattu les enfants du Despote, et ceux de l’Hérésiarque, et puis les Dévoreurs et leur hypocrite croisade anti-dieux. Jusqu’au jour où il a marché sur un engin explosif, une bombe de son propre camp. Et là adieu guiboles, adieu caserne. Aucun remerciement pour ses années de service, pas de famille pour l’accueillir, juste la misère et la rue qui l’ont pris dans leurs grands bras sales. Depuis, il fait rouler. Dans sa petite carriole de cul de jatte, il a tout ce qu’il faut pour rendre à vos souliers leur éclat. Exilé au ras du sol, personne ne connaît la texture des venelles mieux que lui, les poussières, les pavés ou la boue. Capable de reconnaître quelqu’un rien qu’à ses chaussures, ou bien de défendre ses maigres économies à grand coup de fer dans les tibias, tel est Ezreph, un cigare à peine allumé en bouche et ses yeux clairs perdus en de vagues réminiscences… Il n’y a qu’avec les autres soldats qu’il sort un peu de sa réserve, et qu’il crache ses souvenirs meurtris, ou son dégoût des chefs et des gradés, tous justes bons à envoyer des pauvres gars comme lui au casse-pipe.

Des charrieurs qui attendent les étrangers et se font passer pour des compatriotes. Plus tard ils entraînent leur proie, les saoule, les assassine parfois, pour mieux les dévaliser.
Puis tandis qu’ils s’endorment, de la drogue versée en douce dans leur chope, il rejoint ses complices avec qui il se partage leurs affaires. Demain il aura un autre visage, et parlera avec un autre accent. Demain, ses victimes ne trouveront au lieu de la chambre où ils ont déposé leurs affaires qu’une pièce vide dans un immeuble en vente.
(Une victime peut reconnaître Gors et faire un scandale en pleine rue, voire pire...)

Et enfin j'ai développé le trafic aérien plus que ne le suggère le livre de base :

Des aveugles à fusée
On les aperçoit parfois au coin d’une rue, ou bien sur une place, dans un endroit dégagé, un abord de parc, ou bien un carrefour. Lunettes fumées sur le bec, et une caisse de pétards sur les genoux, tous aveugles, allez savoir pourquoi, ils vendent pour une pièce l’accès aux cieux. Quand un homme leur achète une fusée, le feu de Bengale qui explose au dessus des têtes et des toits ne fait pas ciller leur pupille, mais les passants qui connaissent s’enfuient ou bien s’abritent dans un recoin de porte cochère. Car, après la fusée, arrive le ballon taxi, un de ces dirigeables à vapeur qui sillonnent le ciel de la cité, plus vite qu’un fiacre mais si souvent soumis aux caprices des vents. Dans un grand bruit de rotor, l’engin se pose à même la place, soulevant détritus et papiers gras, envoyant voler robes et chapeaux dans un tourbillon acre de poussière et de vapeur. Les passagers, courbés en deux, se glissent jusque dans le ventre de la bête, et les voilà partis dans un bouquet de fumée, vers les hauteurs de la ville ou bien des fiefs lointains…

dimanche 25 mars 2012

Cadwallon : les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Balade intimiste à travers FunnyLand, entre Gwynn le souteneur, flingueur et hérétique à ses heures, et La Folle, sa protégée, amnésique et certainement dérangée.

Vous y trouverez des informations sur l'éclairage public du quartier.


« - Tu as pris le manteau favori de Kiki, elle va être furieuse, lâcha-t-il dans une longue bouffée de fumée…

- Je sais, répondit-elle dans un sourire

- Elle va sûrement te punir.

- Je sais aussi, mais tant que la punition est inventive... », ajouta-t-elle gourmande, en sautillant une marelle improvisée sur le pavage inégal de la rue.

Tout à coup, elle arrêta sa danse aérienne, tandis que le chien compissait savamment un totem keltois. Un de ces mâts de bois, terminés par une matrone ventrue aux seins cerclés de runes bleues, idole païenne sans visage qui tenait entre ses bras tendus une orbe luminescente, réplique miniature de la lune à son zénith et qui servait de réverbère dans le quartier.
« -Qu’est ce que c’est ?

- Un reste du passé doré du quartier. Il y avait de nombreux keltois parmi les fabricants de jouets de Funnyland. Ils fabriquaient des jouets en bois, des chevaux à bascule, des pantins articulés, des toupies parfumées dans du bois de Cade… Eux aussi ont décidés d’embellir le quartier, tout en respectant leur fichu culte et leurs ancêtres. C’est alors qu’ils érigèrent ces grands piliers sculptés, ces perchoirs à déesses avec leurs mains levées vers les étoiles. Il y en avait davantage jadis, mais les derniers keltois du quartier perpétuent tout de même la tradition, les plus vieux se rassemblent parfois en cercle autour d’un de ces vestiges, eux qui tiennent aussi de l’antiquité. Il faut les voir se dénuder jusqu’à la taille, dévoilant leur poitrine cave même sous les flocons de l’hiver, et caresser les runes qui tatouent leur chair ridée, en glapissant leurs chants barbares... »

Il expira quelques ronds de fumée qui se perdirent dans l’air soyeux de la nuit.

« - On raconte que quand l’un d’entre eux meurt, les autres gravent son nom à la base d’un des piliers, tout ça dans leur sabir natal, au milieu des « machin aime machine » et des graffitis des marmots. Il n’y a que les keltois pour se rappeler de tous les patronymes gravés sur ces totems, il paraît même qu’ils s’en servent pour se repérer ou se donner rendez-vous. Mais si l’un d’eux me demande de le retrouver prêt du pilier Kirm le Véloce, je t’avoue qu’il risque de m’attendre longtemps… »

Elle l’écoutait d’un air grave, et la tête inclinée selon un angle particulier, presque à l’horizontale. Comme si elle attendait que les mots s’envolent et retombent et se glissent dans le pavillon de son oreille, pour se graver dans sa mémoire. Elle redescendit d’un bond de la rampe d’escalier où elle était allé se percher et enroula ses membres autour d’un des totems :
« Pourquoi certaines lumières sont oranges et d’autres d’un blanc immaculé ? »

Il eut d’abord envie d’envoyer valser ses questions en même temps que le mégot de la cigarette auto-dafé qui agonisait entre ses lèvres, puis il se radoucit lorsqu’il se rendit compte que jamais il ne s’était aperçu de cette différence de couleur. Ou qu’il ne s’était jamais lui-même posé la question. Difficile de faire la différence entre ce qu’on ne voit pas et ce qui nous indiffère. Il allait lui dire que c’était sûrement une question de temps passé depuis le dernier enchaînement mais la truffe du berger allemand se glissa dans sa paume et il se surprit à faire une explication plus poétique :

« - C’est pour faire des dessins…

- Des dessins, demanda-t-elle alors que son sourire était en train d’éclore ?

- Oui des dessins. Si tu survolais le quartier en ballon-taxi, tu te rendrais compte qu’il y a toute une cohorte de points blancs et de points orange qui sont là, disséminés comme des lucioles aux quatre coins du fief. Si tu les reliais d’une certaine façon, cela formerait deux dessins entremêlés… Comme les deux croissants des signatures syhares…

- Ou le corps de deux amoureux enlacés ?

- Oui… Pourquoi pas. »

Elle resta un instant le nez en l’air, à guetter un éventuel ballon qui lui permettrai de voir tout ça de ses propres yeux. Gwynn s’avança jusqu’au parc, franchissant d’un pas léger les marches vers le toit terrasse où les manèges et les jeux somnolaient à demi plongés dans les ténèbres. Il n’était pas mécontent de son histoire de dessins, mais il ne se doutait pas que des mois durant elle allait harceler les vieux keltois du quartier, pour qu’ils écrivent son nom dans le réseau de leurs lunes factices.

Le chien courait entre les animaux de bois, silhouettes grotesques et caricaturales, montés sur des ressorts et n’attendant que des enfants cavaliers pour reprendre leur vie oscillatoire. Au fond du parc, le poulpe toboggan étendait ses tentacules glissières en de savants entrelacs, hommage décalé au Pair Poulpik de Bismuth qui avait commandité la création de ce jardin d’enfants, cerné de rambardes, au sommet d’un édifice plat de deux étages. Il craint un instant qu’il lui soit arrivé quelque chose, quand il devina son pas sautillant dans les escaliers. Elle chantonnait et l’ayant rattrapé elle glissa un bras au creux de son coude. Ils suivaient le clébard et ses aller-retour passionnés, truffe au sol et la queue en panache, leurs pieds traînant dans un tapis de feuilles mortes. Ces filles de Déméter suivaient le périple de leur déesse mère, elle qui abandonne la terre pour passer six mois aux enfers avec son mari. Voilà que ses filles quittaient leur monde de vent et de ciel, pour plonger entre les racines et rejoindre la terre et l’humus.

« - Tu as tout faux, se mit-elle à plaisanter, comme si elle lisait dans son esprit. Les feuilles ne sont que les femmes innombrables de Mr l’Arbre. Et toute l’année elles lui jacassent encore et encore dans les oreilles, toutes en même temps, tant et si bien qu’il n’entend jamais d’elles rien de distinct, juste un bruissement… Mais quand vient l’hiver il gronde et se fâche, alors toutes repartent chez leur mère et le laissent bougonner tout seul.

- C’est très misogyne comme façon de voir. »

Elle ne l’écoutait plus. Ils étaient sortis du parc, et suivaient une passerelle surélevée, rue au dessus de la rue, margelle piétonne bordant un lot d’appartements aux colombages usés, aux couleurs défaites. Immobile, elle fixait une affiche, mais son regard avait l’air de percer les couches de papiers superposées et se perdre dans les strates de ce mille-feuille de carton. Quel concert, quel avis de recherche, quelle petite annonce enfouie sous tous ces parchemins à demi moisis et décolorés par les pluies était elle en train de lire. Elle finit par hausser les épaules : « Tant pis, trop tard. » Puis elle décolla dans un tournoiement de robe et de veste au crochet, tourbillon brun qui dévalait les marches en riant, et qui l’entraînait lui et ce con de berger allemand à sa suite.

mercredi 21 mars 2012

Le Petit Cadwë : FunnyLand - les nuits de l'Antiquaille

Quartier : le Kraken

FunnyLand est un petit quartier du Kraken à la limite de la gare de la Tracteuse.

Tous les mois sur les quais noirs de l’Antiquaille, l’on dresse des mats courts boursouflés de lampions, des carpes de papiers , des dragons et des globes, échappés de Zukhoi, des longs accordéons aux anneaux bicolores et des poulpes ventrus aux huit tentacules de guirlande. Chimères de carton-pâte, toutes enceintes d’un feu moqueur et tressautant qui couve dans leurs flanc, elles éclairent les badauds endimanchés, les marins, pipe au bec, et les gavroches dépenaillés dont la misère crasse a déteint sur les joues. Tout ce monde se presse, se bouscule et se penche au dessus de grandes jarres où dorment des merveilles, enfants cachés du golfe de Syrhinh, des étoiles de mer aux jambes interminables, des lamproies aux long cils, ou ces seiches caméléons, agacées par la foule et qui rivalisent avec les paons et les feux d’artifices, dans une débauche de couleurs courroucées, pathétiques tentatives de faire fuir les curieux sans cesse plus nombreux. Les pêcheurs en manche de chemise et le verbe haut ne sont pas peu fiers de leurs trouvailles, des spécimens étranges pêchés dans leurs filets, du sar réversible, qui ne sait pas tourner en rond dans son bocal et se heurte aux parois, avant de se retourner comme un gant pour faire demi tour, en passant par les poissons-roche, anonymes cailloux qui se révèlent voraces et tout en dents pour peu qu’on leur lâche une proie malchanceuse.

Producteurs et artisans profitant de l’affluence, exposent leurs créations et présentent leurs gourmandises en dégustation, confitures d’anchois, sels d’algues, tielles et arak de poisson, pendeloques de nacre et entrelacement de perles qui iront ruisseler dans les décolletés de ces dames de la ville haute.

ÉVÉNEMENTS

1) un marin a dressé un phoque qui amuse la galerie. Ce dernier poursuit un PJs pour goûter à ce qu'il mange

2) Un illuminé gobelin tombe en adoration devant un poisson au fond d'une jarre. "le poisson-rat!" Il prêche, les gobelins sont crédules et prompts à l'idolâtrie. Procession, débordement fanatique ou intervention de la milice, au Mj de voir

3) Un dresseur orque quelque peu magicien organise un balai de poisson sauteur, bondissants de jarre en jarre. A moins que ce soit des charmeurs d'anguilles...

4) Vomissements en chaînes et maux de ventres. Ordalphabetix le gob aurait il mal lu la date de péremption du chutney de baudroie qu'il a offert ce soir à la dégustation

5) les larves du grand Uluhtc devraient rester dans les grands fonds, avec leur papa...