mardi 10 juillet 2012
LAELITH : le Silence des Cuistots
mercredi 27 juin 2012
HAVEN : le Mur du Portefaix
dimanche 24 juin 2012
HAVEN : quartier du Suiddock
mercredi 20 juin 2012
EXIL : le Balcon de Théodule
lundi 11 juin 2012
EXIL : la Popotière
dimanche 3 juin 2012
EXIL : Le Théâtre des Petites Machines Erotiques
Je me creuse en général la tête pour faire vivre les idées de mes joueurs, et là je crois que ça mérite deux ou trois péripéties : il y a déjà eu la recherche des fonds, du local (un palier à quelques marches de l'allée des Abymes, non loin d'un arrêt de tramway dans le quartier des Passantes) et le début d'un lancement publicitaire, à base de verres, comme les verres de saké dans les restaurants asiatiques un peu louches, l'alcool limpide faisant office de lentille ou de loupe et permettant de voir les daguerréotypes au fond.
SATINE ET EYMELINE : deux soeurs un peu bécasses, avec le feu au derrière mais un bon fond,
BERTHE : forgienne exotique, assez dure avec tout le monde…
vendredi 25 mai 2012
CADWALLON : les cerisiers de Drakaër
jeudi 10 mai 2012
CADWALLON - Les Minimes : L’Oenotilustre
lundi 7 mai 2012
CADWALLON - Les Minimes : Hôtellerie Commode
mercredi 2 mai 2012
CADWALLON - Les Minimes : la Porte Vibrescu
dimanche 29 avril 2012
CADWALLON - Les Minimes : les Allumeurs de Lune et la Patrouille aéroportée
mercredi 25 avril 2012
CADWALLON - Les Minimes : l'Impasse
mercredi 21 mars 2012
Le Petit Cadwë : FunnyLand - les nuits de l'Antiquaille
FunnyLand est un petit quartier du Kraken à la limite de la gare de la Tracteuse.
Tous les mois sur les quais noirs de l’Antiquaille, l’on dresse des mats courts boursouflés de lampions, des carpes de papiers , des dragons et des globes, échappés de Zukhoi, des longs accordéons aux anneaux bicolores et des poulpes ventrus aux huit tentacules de guirlande. Chimères de carton-pâte, toutes enceintes d’un feu moqueur et tressautant qui couve dans leurs flanc, elles éclairent les badauds endimanchés, les marins, pipe au bec, et les gavroches dépenaillés dont la misère crasse a déteint sur les joues. Tout ce monde se presse, se bouscule et se penche au dessus de grandes jarres où dorment des merveilles, enfants cachés du golfe de Syrhinh, des étoiles de mer aux jambes interminables, des lamproies aux long cils, ou ces seiches caméléons, agacées par la foule et qui rivalisent avec les paons et les feux d’artifices, dans une débauche de couleurs courroucées, pathétiques tentatives de faire fuir les curieux sans cesse plus nombreux. Les pêcheurs en manche de chemise et le verbe haut ne sont pas peu fiers de leurs trouvailles, des spécimens étranges pêchés dans leurs filets, du sar réversible, qui ne sait pas tourner en rond dans son bocal et se heurte aux parois, avant de se retourner comme un gant pour faire demi tour, en passant par les poissons-roche, anonymes cailloux qui se révèlent voraces et tout en dents pour peu qu’on leur lâche une proie malchanceuse.
Producteurs et artisans profitant de l’affluence, exposent leurs créations et présentent leurs gourmandises en dégustation, confitures d’anchois, sels d’algues, tielles et arak de poisson, pendeloques de nacre et entrelacement de perles qui iront ruisseler dans les décolletés de ces dames de la ville haute.
1) un marin a dressé un phoque qui amuse la galerie. Ce dernier poursuit un PJs pour goûter à ce qu'il mange
2) Un illuminé gobelin tombe en adoration devant un poisson au fond d'une jarre. "le poisson-rat!" Il prêche, les gobelins sont crédules et prompts à l'idolâtrie. Procession, débordement fanatique ou intervention de la milice, au Mj de voir
3) Un dresseur orque quelque peu magicien organise un balai de poisson sauteur, bondissants de jarre en jarre. A moins que ce soit des charmeurs d'anguilles...
4) Vomissements en chaînes et maux de ventres. Ordalphabetix le gob aurait il mal lu la date de péremption du chutney de baudroie qu'il a offert ce soir à la dégustation
5) les larves du grand Uluhtc devraient rester dans les grands fonds, avec leur papa...
dimanche 18 mars 2012
Le Petit Cadwë : la Rue des Brasseurs et ses soufflets
Alcoolats alchimiques trop longtemps distillés
Dérèglent tes humeurs, avant de t'assommer..."
Ainsi parlait Moitié d'Homme, le poète gouailleur et cul de jatte, fierté littéraire du fief des Remparts, au sujet de cette grande rue de l'Automate, où dans des cuves runiques, ou dans des alambics de verre étrange bien antérieurs au premier Duc, les maîtres brasseurs de Cadwallon raffinent et travaillent des sucs puissants et des nectars secrets qui s'exportent ensuite à travers tout Aarklash. Dans cette artère du Joyau, le port du masque respiratoire était jadis une nécessité, car les vapeurs s'élevant des liqueurs de Désir, distillées à partir des fruits provenant des jardins du même nom, pouvaient vous estourbir un homme en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. A moins qu'elles ne lui troublent les sens en quelques inhalations et ne l'envoient courir à quatre pattes le long des plages.
Dans les rues voisines on avait appris à se prémunir de ces bouffées de démence, on se calfeutrait chez soi quand le vent vous apportait ces effluves, ou bien l'on relevait sur sa bouche et son nez le foulard parfumé que l'on arborait au col. Malgré ces précautions, les enquêteurs opiniâtres de la Rotonaphte déterrèrent entre les années 951 et 952, un nombre record de crimes passionnels et de faits divers sordides dans les alentours de la rue des Brasseurs. Le Duc fut obligé de faire quelque chose, aussi contacta-t-il les ingénieurs du Trait.
dimanche 4 mars 2012
Les dodelines
Leur écorce est utilisée en tisane réputée combattre toutes sortes d'insomnies. Plus encore, l'ombre du dodeline a la faculté d'endormir ce qu'elle recouvre.
Oh bien sûr, l'assoupissement n'est pas immédiat : il faut plusieurs minutes passées sous les feuilles pour s'endormir au pied d'un dodeline, d'un sommeil profond et paisible. Et plus l'exposition se prolonge, plus il sera difficile de vous réveiller. Dans certaines bourgades, des préposés veillent à retirer les matous qui s'y reposent et un artisan, s'étant risqué à utiliser leur joli bois pour en faire des lits, s'est vu traîné en justice par un mari éploré dont la femme trop paresseuse ne s'est jamais réveillée.
Personne ne songerait à traverser une forêt de dodelines sans se munir d'un masque ou d'un sortilège protecteur. La plupart du temps, on se contente de survoler une étendue en ballon. Mais certains voyageurs ayant survécu à des attaques de brigands, dans un tel environnement, affirment que leurs agresseurs ne portaient aucune protection : il semblerait que des survivants aient fait le lien avec une consommation de sangavide, dont on sait déjà que les mercenaires raffolent en mâcher des racines pour se donner un coup de fouet avant un affrontement. Cet argument est étayé par la violence extrême décrite par les victimes des brigands. Mais quelle partie de la plante utilisent ces bandits et sous quelle forme : la racine ? la tige ? les feuilles tranchantes ? en décoction ? en injection ? en inhalation ? La découverte de leur secret apporterait de profondes modifications aux habitudes des agglomérations au voisinage des forêts de dodelines et mettrait en péril la sûreté des coupe-jarret s'y réfugiant.
lundi 20 février 2012
Le Petit Cadwë : le Faubourg Rubis et la famille Salisium à Bourghieron
Le Faubourg Rubis est un grand ensemble d’appartements, censé être un des joyaux urbains de l’Avenue du Progrès Partagé. Lors de son inauguration, certaines familles aisées s’y pressaient en visite, entre les portiques en fleurs et les colonnades de marbre.
Aujourd’hui les colonnes gisent brisées sur le sol et la chaussée défoncée se soulève sous des jaillissements végétaux, des gerbes de graminées en corolle, des touffes de feuillages grimpants qui escaladent les piliers dans une étreinte en spirale. Les façades, elles aussi, abritent dans leurs fissures de longues fleurs charnues aux pétales de cire. La vie animale aussi a repris ses droits. Des familles de salamandres occupent les bassins et de grands oiseaux de mer nichent au creux des cheminées.
Pourtant dans ces grandes bâtisses obscures et ces cages d’escaliers flottent encore des parfums de cire et des odeurs de beignets. Squatté ou loué pour pas grand-chose, un logement sur trois est encore occupé. Communautés autonomes et vieillissantes, jeunes débutants dans la vie, tout un microcosme se côtoie et s’entremêle, sous des balcons envahis de draperies végétales, bercé par le va et vient d’araignées dentellières.
La famille Salisium est de ces gens. Logés dans le local technique d’où l’on devait entretenir le petit lac artificiel au centre de la propriété, les gobelins font tourner leur petite entreprise de restauration. Même si leur cuisine n’a rien d’exceptionnel, monter sur leur radeau, et dîner au fil de l’eau, donner la béquée aux ragondins, sur un itinéraire balisé de lampions flottants, a de quoi laisser des souvenirs. Bien sûr, il y a les moustiques, l’embarcation qui tangue, et l’on en repart parfois les pieds ou les fesses mouillées, mais quand on a zigzagué entre les joncs et les échassiers, en charmante compagnie, escorté par une nuée de lucioles, tout cela est vite oublié.
dimanche 5 février 2012
La Caducée aux lentilles
Ce petit restaurant ne se distingue ni par son décorum, ni par la qualité de sa cuisine. Mais si vous vous y présentez et que vous n’avez aucun diplôme de médecine, alors sachez que c’est Jeulôme, le patron lui-même qui se fera un plaisir de vous servir. Après un rapide examen médical, il vous prescrira votre menu, car « à la Caducée, on mange selon sa santé ». Si vous n’êtes pas en condition, j’espère que vous aimez les endives braisées…
mercredi 1 février 2012
Le Jardin des Pierres
mercredi 26 octobre 2011
Titan et Fils: le reboot - Régle Additionnelle
Règle Optionnelle : GERER l'ENTREDEUX
Parfois le passage d'une tuile où se passe un évènement à une autre tuile semblable laisse un étrange goût de téléportation et faux raccord. Pour pallier à cette impression, les joueurs peuvent broder autour des tuiles qui sont traversées sans encombre, et continuer à se raconter leur voyage mais cela sans jeter de dés. On peut ainsi évoquer vaguement un arrêt de la caravane dans la ville alanguie d'Ulcar, une vieille cité grignotée par les baisers mouillés de la Mer Clapotante, et dont les ruelles, les toits et les terrasses sont envahies par les chats. Ou bien décrire brièvement les mirages que l'on voit à la surface de gigantesques assiettes d'argenterie mis à sécher, à la verticale, dans un désert-égoutoir de Gorgéfax, et comment ces rangées de plat à poisson semblent se renvoyer l'image de la caravane, cent fois démultipliée.
Pour récompenser telles inventions de la part des joueurs, on peut accorder des points de rehaut, autant qu'il semble y avoir d'éléments narratifs, jusqu'à un maximum égal au nombre de joueurs. A eux d'ailleurs de se répartir ces points pour "rafraîchir" un ou deux aspects d'un PJ.
Exemple dans le cas d'Ulcar un joueur décrit la ville, et un autre y ajoute la grande difficulté qu'ont les personnages à y dormir à cause des miaulements. L'événement est cocasse et plein de sel. On peut donner 2 points de rehaut au groupe. Assez pour le premier joueur pour rafraîchir son aspect Incassable quand il décrit que l'air de la mer lui a fait du bien.
En prime une illustration pour un autre territoire volé à Pierre Bordage, l'Humpur...
vendredi 14 octobre 2011
Titan et Fils : le reboot - CR n°1 - En route pour Gorgéfax avec la Praline Vagabonde
Les écureuils viennent d’embarquer, à plus de 200 par silos. Difficile de croire que ce sont leurs petites pattes griffues, tirant avec obstination sur des noisettes factices, qui, par un système de ressorts et de bielles, finissent par entraîner les six pattes d’acier de notre véhicule arachnéen. Le vieux Cagaroulette est juché comme un coucou sortant de son horloge sur le bras télescopique qui soutient le siège de pilotage. Toubib vérifie les bordereaux, avec sa maniaquerie habituelle mais louable, tandis que Bellisama, sa femme, sautille, tout feu tout flamme, d’une distraction à l’autre. Normal pour un élémentaire du feu…
J’ai sur moi trente kilos de lames, et des munitions plein le c… On est prêt.
